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Principes Des Maitres

Avoir des principes : moteur ou frein?

Les Principes des maitres

Sait-on vraiment de quoi on parle lorsqu’on dit « C’est comme ça! C’est une question de principe. » ou encore « J’ai des principes qui m’empêchent de faire ça! »?

Malgré les différentes définitions que l’on trouve, définir clairement la notion de principes ainsi que son utilité demeure un exploit. On passe de « convictions morales » à « règles de conduite », « manière d’agir », « prise de position », « hypothèse servant de base à un raisonnement », « formes que l’on donne à sa vie, qui distingue le bien du mal », « code moral », et j’en passe!

Il n’est pas étonnant qu’il y ait de la confusion et que nous ayons de la difficulté à savoir si le fait d’avoir des principes est une bonne chose ou non.

À première vue, il nous semble qu’il s’agit d’une chose positive : une personne qui « a des principes », n’est-ce pas la vision que l’on a d’une bonne personne? Et, pourtant, certains diront qu’avoir des principes, c’est mettre des freins à sa vie.

Je tenterai, donc, de faciliter votre compréhension en vulgarisant et en décortiquant ce concept de façon à ce qu’après avoir terminé la lecture de cet article, vous soyez davantage éclairé sur ce qu’est le principe et dans quelle mesure celui-ci peut vous servir ou vous limiter dans votre évolution personnelle.

L’efficacité humaine repose sur des lois naturelles, sur des valeurs morales. Avoir des principes c’est se donner une guidance, il s’agit de ne pas en faire une vérité.

Lise Marie Boudreau

Que veut dire, au juste, « avoir des principes » ?

Une définition générale serait : « Conformer sa conduite à un ensemble de règles prédéfinies et indépendamment des circonstances ». En d’autres mots, obéir à des principes, c’est avoir une morale.

Ce qui m’amène à vous parler de principes moraux. Ils sont généralement établis depuis plusieurs générations et souvent, par la religion ou l’État. Les principes moraux peuvent servir de guide à la conduite personnelle, mais ne sont pas nécessairement établis selon nos propres valeurs. Il s’agit plutôt de valeurs sociales, de communauté, de groupe.

Il peut arriver dans notre vie que nous soyons confrontés à un dilemme moral, et que nous ayons à choisir entre l’éthique déontologique et l’éthique utilitaire. Le premier privilégie les principes, tandis que l’autre se réfère à l’efficacité. Lors d’un décès, par exemple, nous pouvons faire face à un dilemme : jeter les cendres à l’endroit choisi par le défunt, alors que ce n’est pas autorisé par l’État. Il faut donc comprendre que les principes sont des règles que l’on se donne à soi-même et qu’il ne faut pas les confondre avec les règles de la société ou de la bienséance, qui sont plutôt des règles que l’on adopte. Bref, nos principes guident nos comportements et découlent principalement de nos valeurs morales.

Les principes conditionnés : véritables virus mentaux

Si vous ne vous êtes jamais arrêté à faire l’inventaire de vos valeurs fondamentales – celles qui viennent de votre cœur – vos principes vous ont probablement été transmis par d’autres, qui n’ont peut-être pas fait, eux-mêmes, cet inventaire. Ces principes peuvent donc être contaminés depuis longtemps et, comme un virus mental, continuent de se transmettre aux générations suivantes par ce que la science appelle la mémétique*, c’est-à-dire les comportements transmis par imitation.

Les principes ainsi appris et répétés font en sorte qu’une personne dira de façon systématique, par exemple, des phrases du genre : « Moi, je ne fais pas ça, c’est une question de principe! », sans avoir remis en question ledit principe. Formulée de cette manière, l’utilisation du principe démontre une fermeture d’esprit, une contraction plutôt qu’une évolution de son être. Il est parfois plus facile de se cacher derrière nos principes plutôt que d’assumer nos opinions et nos actes!

Avoir des principes qui ne sont jamais remis en question fait de nous des robots automatisés. Notre conduite est alors dictée par ce qui peut nous sembler être des principes, mais qui, en fait, se révèle être des habitudes.

Pourquoi avoir des principes?

Les principes ne sont pas des certitudes, comme les lois de la nature, par exemple. Un principe n’est une vérité que pour la personne qui l’émet. Il faut garder en tête que certains de nos principes préétablis peuvent s’avérer inappropriés devant l’urgence. Le risque est d’en faire une vérité, de s’obliger à respecter ces principes coûte que coûte et donc, de se limiter, de s’emprisonner, de se mettre en boîte.

À la lumière de cette donnée, il est normal de se demander quelle est la pertinence d’avoir des principes. Bien utilisés, ils sont là pour guider nos actions, donner une direction à notre vie. Pour ça, il faut se connaître et accepter le fait que nous évoluons. En l’occurrence, nos valeurs peuvent changer considérablement au cours de notre vie. Par exemple, la famille peut être notre valeur principale, puis ne plus l’être lorsque les enfants ont quitté la maison, que nos parents sont décédés ou après un divorce. En sachant que l’on ajuste nos principes au rythme des variations de nos valeurs profondes et des événements qui bouleversent parfois le cours de nos vies, ils peuvent devenir de bons outils pour rester fidèles à nous-mêmes.

Principes et raison

Être à l’écoute de nos principes peut nous aider à atteindre nos objectifs et à respecter nos engagements, plutôt que de suivre nos pulsions. Il peut s’agir de résister au désir d’aller au cinéma avec ses amis, par exemple, lorsque l’on doit finaliser une présentation pour le lendemain. Cela peut relever d’un principe nous dictant d’être fidèles à nos ambitions, lui-même tiré d’une valeur profonde de dépassement de soi et du respect des engagements que l’on a pris envers soi-même.

Être à cheval sur ses principes est souvent, un bien mauvais usage de son intelligence.

Lise Marie Boudreau

Cependant, ne laissez pas vos principes être un frein à votre épanouissement! Revoyez la liste de vos valeurs et de vos principes et posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que je suis mes instincts, mes pulsions ou ma raison?
  • À la suite d’une envie profonde, est-ce qu’il m’arrive de déroger de mes principes ?
  • Le fait d’avoir beaucoup de principes nuit-il à mon épanouissement personnel?
  • M’arrive-t-il de me trouver des excuses (consciemment ou inconsciemment) pour éviter un principe que je me suis imposé?
  • Est-ce que je m’empêche de suivre mon cœur par principe?

Principes – nos vérités propres

Il est difficile, voire impossible, de se mettre d’accord sur un concept de principes qui pourrait être interprété selon la culture, les croyances, les mœurs d’une communauté, etc. Prenons le respect, par exemple. Nous pouvons avoir cette même valeur et ne pas l’interpréter de la même façon. D’une personne à l’autre, les principes reliés à cette valeur différeront. Deux personnes pourront donc se retrouver à accomplir des actions opposées, même si elles affirment toutes deux le faire par respect.

Pensons à un membre vieillissant et en perte d’autonomie dans une famille. Placer ce parent dans un centre pour personnes âgées pourrait être perçu comme un manque de respect par certains. Pour d’autres, il s’agirait au contraire de lui accorder le respect qui lui revient, en s’assurant que des personnes compétentes lui prodiguent les soins et les précautions nécessaires contre un risque d’accident potentiel. Une même valeur peut, donc, ne pas mener aux mêmes conclusions et aux mêmes gestes, encore moins à un jugement équivalent, et ce, à l’intérieur d’une même culture. Bref, un principe n’est pas une vérité absolue et encore moins une VÉRITÉ UNIVERSELLE. C’est un guide propre à chacun.

Les principes pour une vie meilleure?

Certains principes sont naturellement positifs, et les introduire dans notre vie peut nous aider à atteindre une vie meilleure. Voici quelques principes qui reviennent souvent et qui pourraient vous interpeller :

  • Vivez selon vos valeurs
  • Soyez maître de vous-même
  • Soyez positif
  • Fréquentez des personnes qui vous inspirent
  • Ayez un objectif précis
  • Croyez en vous
  • Donnez plus que ce que l’on s’attend de vous et sans attendre en retour
  • Gardez une attitude positive
  • Ayez de l’initiative
  • Tirez profit de vos échecs

Être au service de ses principes ou se servir de principes.

Aller vers une maitrise de soi, c’est mettre en place ce qu’il faut pour être celui qui dirige sa vie. Si ce n’est pas déjà fait, commencez par identifier vos valeurs et vos fausses croyances. Ainsi, les principes qui en découleront et que vous ferez vôtres seront basés sur des choix conscients. Vous éviterez alors de vous emprisonner vous-même. Vos principes seront à votre service et non l’inverse.

N’oubliez pas que même en étant basés sur des valeurs profondes, vos principes ne sont pas des vérités immuables. Vous évoluez et vos principes évoluent avec vous. Si vos valeurs changent au fils du temps, il se peut que vous ayez à revoir vos principes, même s’ils vous ont longtemps servi.

Soyez maître de vos principes et non le contraire. Soyez celui qui dirige votre vie.

Lise Marie Boudreau

*Référence : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mémétique

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