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Naitre Avec Dépendance Affective

Vient-on au monde avec une dépendance affective?

L’amour ! Un sentiment qui nous amène à faire bien des courbettes. Non seulement par amour pour l’autre, mais aussi – et très souvent ! – pour se sentir aimé. On se demande parfois s’il est « normal » d’éprouver un si grand besoin d’être apprécié et reconnu, surtout par ceux qui ont de l’importance à nos yeux. Cette question en amène une autre : vient-on au monde avec une dépendance affective ?

Dès la naissance

À la naissance, le bébé est entièrement dépendant de ses parents ou de ceux qui en ont la charge. Mais être nourri et recevoir les soins nécessaires à son bien-être ne suffit pas. Pour s’épanouir, l’enfant doit sentir qu’il existe dans le regard de ses parents et cela ne se fera que s’il est touché et caressé. C’est en effet un besoin vital. L’enfant qui reçoit cette affection parentale s’attache aux personnes qui lui prodiguent ces soins. Cela forme la base de son développement relationnel et affectif. Un nourrisson négligé, privé d’attention bienveillante, tombe en état de détresse et peut même ne pas y survivre.

On a tous besoin d’être aimé ! Et ce besoin demeure une fois adulte.

Un conditionnement plutôt qu’une fatalité

Il arrive bien souvent que les parents ne soient pas en mesure de combler les besoins d’affection et d’attention essentiels de l’enfant, généralement à cause des carences et problèmes dont ils souffrent eux-mêmes. Cet enfant devient alors un adulte qui croit que son besoin d’affection dépend des autres.

Nous arrivons tous à l’âge adulte avec des manques d’affection. De façon tout à fait naturelle, nous sommes en quelque sorte conditionnés à la rechercher auprès de nos proches, et particulièrement nos partenaires amoureux. Nous voulons qu’ils nous donnent ce que l’on n’a pas reçu étant enfant.

L’intensité avec laquelle certaines personnes vivent cette recherche d’affection et les troubles comportementaux qui en découlent peuvent être inquiétants. Découvrir que l’on est dépendant affectif, ou que notre partenaire l’est, apporte son lot de questions et d’inquiétudes. Certains se demanderont « est-ce une maladie ? », « vais-je m’en sortir? ». Rassurez-vous, il n’y a rien de pathologique à vouloir aimer et être aimé. (Voir l’article La dépendance affective n’est pas une maladie).

L’attachement est essentiel à la santé mentale et physique de chaque individu. Il est même prouvé qu’une personne qui aime et se sent aimée vit plus longtemps et en meilleure santé. Les manques affectifs dans l’enfance préparent le terrain à la dépendance chez l’adulte. Ces manques se manifesteront par un trop grand besoin d’attention, d’être regardé,  d’être écouté et touché. Il est d’ailleurs largement démontré que le fait de priver un individu de tout contact humain est l’une des pires punitions qui soient. Sans amour, on tend à déprimer, à s’isoler, à dépérir… On peut même se laisser mourir par manque d’amour !

En conclusion

La dépendance affective découle d’un manque au niveau affectif créé dès la plus tendre enfance. Un individu ne vient pas au monde avec un besoin d’affection plus grand qu’un autre : c’est ce qu’il reçoit – ou ne reçoit pas – pendant cette enfance qui détermine s’il développera des problèmes de dépendance affective. Il ne faut donc pas voir cela comme une fatalité, un boulet que l’on traînera toute sa vie. Le problème de la dépendance affective vient des comportements toxiques de celui qui en souffre. Mais il est tout à fait possible d’apprendre à gérer ses besoins et à bien les communiquer.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire les articles suivants : La dépendance affective qui empoisonne et D’où vient la dépendance affective.

Envie de partager vos expériences ou de réagir à cet article ? N’hésitez pas à commenter !

 

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